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| Retour à l'accueil | Amitié Franco-Karen répond au rapport de Bernard Kouchner sur la présence de Total en Birmanie |
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| "Ni les Karens ni les Birmans ne sont prêts à échanger leur liberté contre des boîtes de lait ou des médicaments. " | ||||||||||||||||||||
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Au terme d’une rapide incursion dans sept « villages modèles » du programme Yadana, le fondateur de MSF a pu constater une amélioration des conditions socio-économiques de la population. Il faut dire que cette amélioration ne concerne que les 23 villages du « corridor du gazoduc », soit environ 43 000 personnes. Pas un mot sur les 5 millions de Karen victimes, entre autres, des persécutions de la junte birmane. Il y eut des « villages Potemkine » en Russie, il y a désormais des « villages Kouchner » en Birmanie.
Madame Aug San Suu Kyi a déclaré que « la firme Total est devenue le principal soutien du système militaire birman ». Afin de permettre l’implantation de Total, l’armée birmane a nettoyé le corridor du gazoduc puis elle a assuré la protection du chantier Yadana. Si les relations de Total avec cette armée ne sont pas « contractuelles », comme se plaît à le souligner le groupe pétrolier, elles sont indéniablement complices et synergiques.
Lorsque, au Kosovo, Régis Debray ne voit pas de ses propres yeux ce que décrit Bernard Kouchner pour justifier l’ingérence militaro humanitaire, il est aussitôt accusé de «révisionnisme en temps réel». Nous constatons que Bernard Kouchner ne voit pas ce que nous voyons quotidiennement non loin des villages modèles de Total. |
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